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Conseils

Reprendre ses études à 40 ans : formations possibles, financement et organisation

Excellence Business School··9 min de lecture

À retenir

  • Au-delà de 29 ans, le contrat d'apprentissage ne peut être signé que jusqu'à 35 ans au plus dans deux cas précis, et sans limite d'âge pour un travailleur handicapé reconnu, un projet de création ou de reprise d'entreprise ou un sportif de haut niveau.
  • Le contrat de professionnalisation est ouvert aux demandeurs d'emploi de 26 ans et plus inscrits sur la liste des demandeurs d'emploi, ainsi qu'aux bénéficiaires du RSA, de l'ASS ou de l'AAH, sans condition d'âge.
  • Le projet de transition professionnelle (PTP) permet à un salarié de suivre une formation certifiante pour changer de métier en restant rémunéré, sous conditions d'ancienneté.
  • Le compte personnel de formation (CPF) d'un salarié travaillant au moins à mi-temps est crédité de 500 € par an, dans la limite de 5 000 €.
  • Sans le bac, le Diplôme d'accès aux études universitaires (DAEU), diplôme national de niveau 4, se prépare en formation continue en un an ou plus, sur quatre ans au maximum.

Vous avez 40 ans, une expérience solide, et l'envie d'obtenir enfin le diplôme qui vous manque ou d'en viser un plus élevé ? Reprendre ses études à 40 ans est tout à fait possible, mais la démarche ne ressemble pas à celle d'un étudiant de 20 ans. Les contrats, les financements et l'organisation obéissent à des règles propres aux adultes.

La réponse courte : tout part de votre niveau de départ et de votre statut. Sans bac, le Diplôme d'accès aux études universitaires (DAEU) ouvre la porte du supérieur. Avec un bac, un BTS ou un titre professionnel se prépare en alternance ou à distance. Avec un Bac+3, un diplôme de niveau 7 (Bac+5) devient accessible. Le financement dépend ensuite de votre situation : salarié, demandeur d'emploi ou bénéficiaire d'un minimum social.

Ce guide suit ces trois cas. Pour chacun, vous trouverez la voie d'accès, le contrat ou le financement qui s'applique réellement à 40 ans, et des repères concrets pour concilier travail, famille et formation.

Reprendre ses études à 40 ans : par où commencer ?

Avant de chercher une école, clarifiez votre objectif. Voulez-vous évoluer dans votre métier actuel, en changer, ou faire reconnaître une expérience déjà acquise ? La réponse oriente vers une formation diplômante, une reconversion ou une validation des acquis.

Trois questions simples permettent ensuite de cadrer le projet :

  1. Quel est votre niveau actuel ? Sans bac, bac, Bac+2 ou Bac+3 : c'est lui qui détermine le diplôme accessible.
  2. Quel est votre statut ? Salarié en CDI ou en CDD, demandeur d'emploi, bénéficiaire du RSA : chaque statut ouvre des financements différents.
  3. De combien de temps disposez-vous ? Une formation à temps plein, une alternance ou un parcours à distance n'exigent pas la même disponibilité.

Si votre projet reste flou, un bilan de compétences, comme celui que propose Excellence BS, peut aider à le préciser avant de vous engager. À 40 ans, le temps est précieux : mieux vaut une semaine de réflexion qu'une année dans la mauvaise formation.

Un repère utile : visez de préférence un diplôme ou un titre enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Ce répertoire, tenu par France Compétences, recense les certifications à finalité professionnelle. C'est aussi une condition fréquente pour mobiliser certains financements.

Quelle formation choisir selon votre niveau de départ ?

Sans le bac : le DAEU

Le Diplôme d'accès aux études universitaires (DAEU) est un diplôme national de niveau 4, réservé à la formation continue. Il s'adresse aux personnes qui n'ont ni le bac ni un titre équivalent. Comme son nom l'indique, il ouvre l'accès aux études universitaires.

Selon l'Université Versailles Saint-Quentin, il se prépare en un an ou plus, sur quatre ans au maximum. Au-delà de 24 ans, aucune condition particulière ne s'applique. Les modalités (présentiel, mixte ou à distance) et l'éligibilité au CPF varient d'une université à l'autre : vérifiez-les auprès de celle que vous choisissez.

Avec un bac : BTS ou titre professionnel

Avec un bac, deux familles de diplômes sont accessibles. Le Brevet de technicien supérieur (BTS) est un diplôme d'État de niveau Bac+2. Le titre professionnel est délivré par le ministère du Travail et vise un métier précis.

À Excellence Business School, le BTS NDRC (RNCP 38368) se prépare en alternance, en présentiel ou en hybride à Épinay-sur-Seine. Le Titre Professionnel NTC (RNCP 39063) et le Titre Professionnel REM (RNCP 38666) peuvent se suivre 100 % en ligne, un format souvent plus simple à caler avec une vie de famille. L'équipe d'admission vous indique les prérequis de chaque parcours selon votre profil.

Avec un Bac+3 : viser un Bac+5

Si vous avez déjà une licence, un bachelor ou un BUT, un diplôme de niveau 7 est à votre portée. Le Mastère Manager d'Affaires en alternance (RNCP 40257) exige justement un Bac+3 validé. Il dure 24 mois, sur un rythme de 4 jours en entreprise et 1 jour en formation, en présentiel ou en hybride.

Il se prépare en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation. À 40 ans, cela suppose en pratique de remplir les conditions détaillées dans la section suivante. Si vous exercez déjà des responsabilités commerciales, ce titre est aussi accessible par la VAE auprès de son certificateur, Manitude : notre page sur l'accompagnement à la validation des acquis de l'expérience détaille cette voie.

Reprendre ses études à 40 ans : trois profils, trois parcours

Niveau de départDiplôme viséVoie d'accèsFinancements à étudier à 40 ans
Sans bacDAEU (niveau 4)Formation continue à l'université, en 1 à 4 ansCPF selon l'université, employeur, financement personnel
Avec un bacBTS (Bac+2) ou titre professionnelAlternance, formation à distanceContrat de professionnalisation (sous conditions), CPF, PTP pour un salarié
Avec un Bac+3Diplôme de niveau 7 (Bac+5)AlternanceContrat de professionnalisation (sous conditions), PTP, CPF selon éligibilité
Expérience solide dans le métier viséDiplôme ou titre enregistré au RNCPValidation des acquis de l'expérience (VAE)CPF, employeur, autres dispositifs selon le statut

Alternance à 40 ans : apprentissage ou contrat de professionnalisation ?

C'est le point que beaucoup de guides survolent. À 40 ans, l'alternance reste possible, mais elle passe le plus souvent par le contrat de professionnalisation, et seulement dans certaines situations.

Le contrat d'apprentissage : rare après 35 ans

Selon le Code du travail numérique, l'âge maximum de l'apprenti peut être porté au-delà de 29 ans, jusqu'à 35 ans au plus, dans deux cas : un nouveau contrat pour accéder à un diplôme de niveau supérieur, ou un contrat précédent rompu pour des raisons indépendantes de l'apprenti (avec au plus un an entre les deux contrats).

Il n'y a en revanche aucune limite d'âge dans trois situations :

  • Travailleur handicapé reconnu.
  • Projet de création ou de reprise d'entreprise qui suppose l'obtention d'un diplôme.
  • Sportif de haut niveau.

Hors de ces trois cas, l'apprentissage n'est donc pas ouvert à 40 ans. Notre article sur l'alternance après 30 ans détaille ces règles avec des exemples.

Le contrat de professionnalisation : la voie principale

D'après France Travail, l'opérateur public de l'emploi, ce contrat est ouvert aux demandeurs d'emploi de 26 ans et plus inscrits sur la liste des demandeurs d'emploi. Il l'est aussi, sans condition d'âge, aux bénéficiaires du RSA, de l'ASS ou de l'AAH et aux personnes qui sortent d'un contrat unique d'insertion (CUI).

Vous êtes alors salarié, avec un salaire fixé en pourcentage du SMIC. Pour connaître le barème applicable à votre âge, consultez notre guide du salaire en alternance après 30 ans.

Bon à savoir pour convaincre un employeur : France Travail mentionne une aide forfaitaire à l'employeur (AFE) pour l'embauche d'un demandeur d'emploi de 26 ans et plus. Une aide de l'État existe aussi pour un demandeur d'emploi de 45 ans ou plus, cumulable avec l'AFE. Les montants sont à vérifier directement auprès de France Travail.

Attention : si vous êtes salarié en poste et non inscrit comme demandeur d'emploi, ces règles ne vous ouvrent pas le contrat de professionnalisation. D'autres dispositifs, présentés ci-dessous, sont alors plus adaptés.

Salarié : reprendre ses études à 40 ans avec un projet de transition professionnelle

Le projet de transition professionnelle (PTP) permet à un salarié de s'absenter de son poste pour suivre une formation certifiante afin de changer de métier. Selon Mon Compte Formation, la plateforme officielle du CPF, le dispositif prend en charge le prix de la formation et maintient la rémunération pendant toute sa durée. Il a remplacé le congé individuel de formation (CIF), supprimé depuis le 1er janvier 2019.

Les conditions d'ancienneté

  • En CDI : 24 mois d'activité salariée, continue ou non, dont les 12 derniers mois chez votre employeur actuel.
  • En CDD : 24 mois d'activité sur les 5 dernières années, dont 4 mois en CDD sur la dernière année. Vous devez être en poste au moment du dépôt de la demande, et la formation doit commencer au plus tard 6 mois après la fin du contrat.

La demande de prise en charge se dépose auprès d'une Association Transitions Pro, l'organisme qui instruit les dossiers de PTP.

Le calendrier à anticiper

Selon Service-Public, pour une formation de 6 mois ou plus suivie en une seule fois à temps plein, la demande d'absence doit parvenir à l'employeur au plus tard 120 jours calendaires avant le début. La formation n'a pas à être liée à votre activité actuelle, ce qui en fait un levier précieux pour changer de voie à 40 ans.

Concrètement, comptez au moins quatre mois entre votre demande et la rentrée. Pour monter un dossier solide, lisez notre guide sur Transitions Pro et le PTP.

Financer sa reprise d'études avec le CPF

Le compte personnel de formation (CPF) accompagne chaque actif tout au long de sa carrière. À 40 ans, avec une quinzaine d'années de vie professionnelle, il représente souvent une somme intéressante.

Selon Service-Public, le compte d'un salarié qui travaille au moins à mi-temps reçoit 500 € par an, dans la limite de 5 000 €. En dessous du mi-temps, l'alimentation est calculée au prorata. Ces sommes ne sont pas imposables. Pour les salariés les moins qualifiés, Mon Compte Formation indique en principe une alimentation de 800 € par an, dans la limite de 8 000 €.

Trois réflexes avant de vous inscrire :

  1. Consultez votre solde sur la plateforme officielle Mon Compte Formation.
  2. Vérifiez que la formation est éligible au CPF, ce qui n'est pas le cas de toutes.
  3. Anticipez le reste à charge : selon les informations disponibles, une participation forfaitaire peut rester à votre charge. Notre article sur le reste à charge du CPF fait le point.

Le CPF peut aussi compléter un autre financement, par exemple un PTP, lorsque le coût d'une formation dépasse vos droits.

Les principaux financements pour reprendre ses études à 40 ans

DispositifPour qui à 40 ansCe qu'il apportePoint de vigilance
Compte personnel de formation (CPF)Salariés du privé500 € par an (limite 5 000 €), 800 € par an (limite 8 000 €) pour les moins qualifiésFormation éligible obligatoire, reste à charge possible
Projet de transition professionnelle (PTP)Salariés en CDI ou CDD remplissant les conditions d'anciennetéPrise en charge de la formation et maintien de la rémunérationDemande à l'employeur 120 jours avant une formation longue à temps plein
Contrat de professionnalisationDemandeurs d'emploi de 26 ans et plus, bénéficiaires du RSA, de l'ASS ou de l'AAH, sortie de CUIStatut de salarié, salaire en pourcentage du SMICIl faut trouver un employeur qui recrute
Contrat d'apprentissageTravailleur handicapé reconnu, projet de création ou reprise d'entreprise, sportif de haut niveauStatut de salarié et formation en alternanceHors de ces cas, fermé à 40 ans

Organiser sa reprise d'études à 40 ans : travail, famille et formation

Le financement réglé, reste le quotidien. La bonne nouvelle : la plupart des formations conçues pour la reprise d'études prévoient des aménagements pour concilier formation et vie personnelle. Encore faut-il choisir le format adapté à votre situation.

Choisir le bon format

  • L'alternance vous garde en entreprise la majeure partie du temps. Le Mastère Manager d'Affaires, par exemple, suit un rythme de 4 jours en entreprise et 1 jour en formation, avec des périodes plus intensives avant les examens.
  • La formation à distance limite les trajets et laisse de la souplesse. C'est le cas du TP NTC et du TP REM, qui peuvent se suivre 100 % en ligne à Excellence Business School.
  • La formation à temps plein, financée par exemple par un PTP, permet d'avancer vite, mais suppose une absence de votre poste.

Préparer son entourage et son budget

Parlez de votre projet à votre famille avant la rentrée. Identifiez les créneaux réservés à l'étude (soirées, week-ends, jour de formation) et répartissez les tâches du foyer en conséquence. Côté budget, listez ce qui change : salaire maintenu ou non, frais de transport, reste à charge éventuel.

Tenir sur la durée

Une reprise d'études dure souvent un à deux ans. Fixez-vous des étapes intermédiaires, comme un module validé ou un dossier rendu, plutôt que de viser uniquement le diplôme final. Votre expérience est un atout : à 40 ans, vous savez déjà travailler en équipe, gérer des priorités et relier la théorie au terrain.

Questions fréquentes sur la reprise d'études à 40 ans

Voici les réponses aux questions que se posent le plus souvent les adultes qui envisagent de retourner en formation.

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Peut-on faire une alternance à 40 ans ?

Oui, mais pas dans tous les cas. Le contrat de professionnalisation est ouvert aux demandeurs d'emploi de 26 ans et plus inscrits sur la liste des demandeurs d'emploi, et sans condition d'âge aux bénéficiaires du RSA, de l'ASS ou de l'AAH. Le contrat d'apprentissage n'est possible à 40 ans que pour un travailleur handicapé reconnu, un projet de création ou de reprise d'entreprise ou un sportif de haut niveau.

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Peut-on reprendre ses études à 40 ans sans le bac ?

Oui. Le Diplôme d'accès aux études universitaires (DAEU), diplôme national de niveau 4, est réservé à la formation continue et s'adresse aux personnes sans bac. Il se prépare en un an ou plus, sur quatre ans au maximum, et aucune condition particulière ne s'applique au-delà de 24 ans selon l'UVSQ. Les modalités varient selon l'université choisie.

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Comment financer une reprise d'études à 40 ans quand on est salarié ?

Un salarié dispose de deux leviers principaux. Le CPF finance une formation éligible dans la limite des droits acquis. Le projet de transition professionnelle (PTP), instruit par une Association Transitions Pro, prend en charge la formation et maintient la rémunération, à condition de justifier de 24 mois d'activité salariée, dont 12 mois chez l'employeur actuel en CDI.

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Est-il possible de reprendre ses études à 40 ans à distance ?

Oui, de nombreuses formations existent à distance. Certaines universités proposent par exemple le DAEU en format mixte ou à distance. À Excellence Business School, le Titre Professionnel NTC (RNCP 39063) et le Titre Professionnel REM (RNCP 38666) peuvent se suivre 100 % en ligne, alors que le BTS NDRC et le Mastère Manager d'Affaires se suivent en présentiel ou en hybride.

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Combien a-t-on sur son CPF à 40 ans ?

Cela dépend de votre parcours. Selon Service-Public, un salarié qui travaille au moins à mi-temps reçoit 500 € par an sur son CPF, dans la limite de 5 000 €, et le montant est calculé au prorata en dessous du mi-temps. Les salariés moins qualifiés bénéficient en principe de 800 € par an, dans la limite de 8 000 €. Votre solde exact se consulte sur Mon Compte Formation.

En résumé

Reprendre ses études à 40 ans repose sur trois décisions. D'abord, le diplôme visé, qui dépend de votre niveau : DAEU sans bac, BTS ou titre professionnel avec un bac, diplôme Bac+5 avec un Bac+3. Ensuite, le financement, qui dépend de votre statut : CPF et projet de transition professionnelle pour un salarié, contrat de professionnalisation pour un demandeur d'emploi ou un bénéficiaire du RSA, de l'ASS ou de l'AAH. Enfin, le format, alternance, distance ou temps plein, à choisir selon vos contraintes familiales et professionnelles.

L'apprentissage reste l'exception à cet âge. Prenez le temps de vérifier chaque condition sur les sites officiels avant de vous engager. Si un diplôme d'Excellence Business School vous intéresse, l'équipe vous répond sur les modalités d'admission et de financement.

Sources officielles